Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 11:18

 

 

"L'homme naît à lui-même à partir du moment où il rencontre la dimension divine" 

 

 

 

 Esquisse d'affiche par V.P. / J.Mortet


Gilles de Rais (1404-1440),
 fut un preux seigneur dans l'armée de Jeanne d'Arc qui s'illustra dans la délivrance d'Orléans.
Mais après la disparition de la Sainte, selon la légende, il sombra dans la démence et la démonologie.
Des centaines d'infanticides lui furent alors attribués... qui fondèrent le mythe de tueur d'enfants qu'il incarna à travers les siècles. On dit que Charles Perrault s'inspira d'ailleurs de Gilles de Rais
pour son personnage de Barbe-bleue.

Durant l'année 1992, une commission sénatoriale composée d'une part, de spécialistes en vices de formes juridiques en les personnes d'avocats renommés, mais aussi d'autres personnalités (notamment le "biologiste comportemental" Henri Laborit) "révisa" le procès de Gilles de Rais ;
et ce, afin de le réhabiliter et tenter d'effacer des livres scolaires (entre autres),
des données biographiques jugées aléatoires, voire mensongères.

Si la portée véritable de cette démarche resta au final très limitée, sa publicité fit que
dans la foulée de cette même année, une dizaine de scénarios de films (de qualités très diverses)
apparut et circula dans le "milieu" du cinéma parisien.

Aucun de ces films embryonnaires (dont une bonne partie était l'oeuvre d'historiens) ne se concrétisa.

L'un de ces projets, baptisé à l'époque "Les hérétiques" et écrit par le scénariste Jork,
réussit à être pris en charge par une société de production importante et a être amené jusqu'à l'étape préparatoire appelée "pré-production", avant de s'interrompre.

Dans la plupart des cas, le "sacrifice" d'un projet accepté par un producteur, a pour causes :
- soit des dépassements budgétaires sur d'autres films en cours de tournage qu'il a à sa charge, 
- soit des passifs liés à des films qu'il a d'ors et déjà sortis, mais qui ne se rentabilisent pas à court terme.
En ce qui nous concerne, c'est un gros film en deux parties qui peinait à trouver son public dans les salles, qui coupa court au démarrage de la production proprement dite des "hérétiques".

Avalisant et développant la thèse de l'innocence de Gilles de Rais face aux faits lui étant reprochés, l'acteur Bernard-Pierre Donnadieu (Le Retour de Martin Guerre) devait tenir le rôle principal de ce film et avait donné son accord de principe, tout comme le chef-opérateur belge Willy Kurant ; lequel avait prévu un parti pris radical d'éclairages exclusivement naturels à base de bougies (comme dans le Barry Lyndon de Kubrick).

La réécriture et la publication du projet sous forme de roman historique* ont permis un développement considérable de sa thèse et de son contenu. Résultant d'observations minutieuses, de recherches élargies
et de mises en corrélations inédites d'informations, l'ensemble permet de démonter les rouages de la machination qui broya Gilles de Rais, en mettant l'accent sur les relations de ce dernier avec des "instigateurs" demeurés historiquement dans l'ombre ou la négligence, tels le "bon Roi" René d'Anjou
ou son célèbre bouffon Triboulet.


Le titre "Les hérétiques" est déposé depuis 1992 au Registre Public de la Cinématographie sous le n° 81 979.




Page de story-board par V.P. / J.Mortet




Esquisse de décor par F. Favresse



*Le roman est disponible sur le site de l'éditeur :
TheBookEdition.com







Par Jacques Mortet
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